Un SIRH est un Système d’Information pour les Ressources Humaines. Un SIRH est, en somme, un système informatique qui gère tous les besoins métier du service RH comme : la préparation de la paie, l’administration du personnel, la gestion des temps ou les talents.

Kammi Histoire un SIRH

Un peu d’histoire …

Historiquement tous les besoins étaient couverts par plusieurs solutions avec un logiciel pour la paye, qui couvrait également l’administration du personnel. Un autre logiciel gérait la formation. Et enfin un dernier gérait les temps au sens large : planning, activités et calcul des présences. Avec l’arrivée d’Internet et surtout la montée en puissance du Cloud, les services RH ont voulu et veulent toujours faire rentrer au maximum les salariés dans le système. C’est ce qu’on appelle les portails RH. Tout en voulant faire participer les collaborateurs, les fonctions métiers se sont multipliées comme dernièrement encore le Chief Happiness Officer.

La France en retard à cause de la paie

Il y a donc trois grandes familles de logiciels RH :

  • Les logiciels de gestion administrative qui servent donc à gérer les flux administratifs, comme la pose de congé, le dossier du personnel… Ils répondent, le plus souvent, à un besoin d’organisation et un ensemble de contraintes légales.
  • Les logiciels de gestion des talents qui servent à gérer les compétences de la captation via le recrutement et le développement par la formation.
  • Les logiciels de paie qui par leur complexité forment une famille d’outil à part entière.

La complexité de la paie française a nécessité, pour les entreprises gérant la paye, de constamment investir depuis 20 ans. Il n’est pas toujours évident de s’en rendre compte, mais un bulletin de paie français peut nécessiter près de 400 rubriques de calculs, et rapidement compter deux pages en cas de complications. À titre de comparaison un bulletin de paie suisse comporte au plus 10 lignes. Il y a bien évidemment un impact financier. Un bulletin de paie français coute ainsi 15 à 25 euros par mois et par salarié actif. De ce fait, en France historiquement, nous avons de grands acteurs de paie et beaucoup.

Logiciel de paie

Le logiciel de paie a donc été pendant longtemps (trop) le socle des SIRH. Il existe de grands noms comme HR ACCESS, Cegedim, CEGID et plus récemment Silae Expert. Ces éditeurs permettent de saisir un dossier du personnel rarement ouvert aux salariés, qui est surtout destiné à la paie. Ils calculent un ensemble d’éléments du brut en automatique et surtout l’ensemble des cotisations sociales, tout en prenant en compte des évènements comme des arrêts maladie, des mises à pied, le chômage partiel…

Ces logiciels produisent également les bulletins de paie, gère la transmission des éléments comptables et établissent les formulaires légaux.

La complexité est telle qu’aujourd’hui il est estimé qu’il faut cinq ans pour sortir un logiciel de paie complet, et cinq années supplémentaires sont nécessaires pour le stabiliser. C’est pour cette raison que Kammi ne se lancera pas dans ce développement.

Logiciels administratifs

Avec l’avènement du Cloud en 2012 (même si le cloud est bien plus ancien), la fin des portails classiques a été signée. Les salariés doivent rentrer dans le système d’information pour :

  • poser leurs congés,
  • gérer leur note de frais,
  • saisir leurs temps de travail voire leur activité si votre logiciel permet les deux,
  • et accéder à un espace personnel.

Le but étant de simplifier la tâche pour tout le monde et de gagner en temps et en efficacité. Les données de paie sont ainsi centralisées sur le portail et mise à disposition du logiciel de paie.

Logiciel de talents

Le logiciel de talents est donc celui qui gère ce qui n’est pas administratifs à savoir :

  • compétence,
  • entretiens et évaluations,
  • recrutement,
  • formation.

La difficulté est que parfois le traitement des talents est perçu comme une tâche administrative comme cela longtemps été le cas pour formation. Il était alors plus important de bien gérer les remboursements de formation que le but et l’importance de la formation en lui-même.