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Gestion de l’absentéisme en entreprise : comment faire ?

Fléau des entreprises, l’absentéisme au travail est en constante augmentation depuis quelques années. Et il est parfois difficile de cerner les véritables raisons qui se cachent derrière ce phénomène. Découvrez ce qu’il faut savoir sur l’absentéisme en entreprise et comment trouver des solutions efficaces pour le contrer. L’absentéisme en entreprise : des causes multiples Identifier […]

Fléau des entreprises, l’absentéisme au travail est en constante augmentation depuis quelques années. Et il est parfois difficile de cerner les véritables raisons qui se cachent derrière ce phénomène. Découvrez ce qu’il faut savoir sur l’absentéisme en entreprise et comment trouver des solutions efficaces pour le contrer.

L’absentéisme en entreprise : des causes multiples

Identifier les raisons d’une absence

On parle d’absentéisme dès lors qu’un salarié est absent de son poste de travail

Un mélange de raisons professionnelles et personnelles sont souvent à l’origine de l’absentéisme en entreprise :

Des arrêts maladie ordinaire ou professionnelle (TMS…)
Des accidents du travail
Des problèmes personnels (dépression, problème de garde d’enfants, etc.)
Des conditions de travail difficiles (pénibilité, charge de travail trop importante, stress, mauvaise ambiance avec les collègues ou la hiérarchie, etc.)
Le contenu du travail en lui-même (perte de sens, manque de perspectives d’évolutions…)
Un absentéisme de confort lié à aucun motif valable. 

S’il peut être difficile de cerner les causes profondes de l’absentéisme des salariés, il est pourtant capital de les identifier pour pouvoir agir dessus.

Le profil des absentéistes

Le profil des absentéistes varie mais les études montrent quelques tendances. L’absentéisme est ainsi plus fréquent chez :

☁ Les personnes de plus de 55 ans
☁ Les personnes chargées de famille ou ayant un proche à charge 
☁ Les femmes
☁ Les personnes exerçant des métiers pénibles (travail en extérieur, de nuit…).

L’absentéisme concerne toutes les entreprises sans exception. Mieux le gérer passe déjà par une mesure précise de l’absentéisme.

Le taux d’absentéisme se calcule en divisant le nombre d’heures d’absence sur une période donnée par le nombre d’heures de travail théoriques sur la même période. En moyenne, ce taux se situe aux alentours de 4 ou 5 % par an. Lorsqu’il dépasse ces montants, il est peut-être temps de se poser des questions.

Camille secoue sa tirelire

Le coût de l’absentéisme au travail

L’absentéisme coûte cher aux entreprises. Il a d’ailleurs à la fois des coûts directs facilement perceptibles et des coûts plus insidieux.

Déjà, il a des conséquences sur tous les membres de l’équipe qui se retrouvent à devoir effectuer le travail de leur collègue absent.

Par conséquent, il impacte la productivité des salariés qui ne peuvent plus se concentrer sur leurs tâches dédiées et doivent faire face à un surcroît de travail pour absorber les tâches de l’absent. Sans parler des problèmes d’organisation pour redistribuer le travail et saisir les absences. À la clé, des tâches qui peuvent être plus facilement bâclées ou reportées… 

Et bien sûr, au-delà de la charge de travail, c’est toute la motivation de l’équipe et l’ambiance générale qui peut en pâtir.En moyenne, selon l’institut Sapiens, on estime le coût de l’absentéisme dans les entreprises françaises à 108 milliards d’euros par an, soit environ 4 059 euros par salarié par an. En 2017, on décompte environ 17,2 jours d’absence par salarié, chiffre en hausse de 4,5 % !

Les solutions pour limiter les dégâts de l’absentéisme

Des pratiques préventives pour lutter contre l’absentéisme

Adopter un management bienveillant

Bien gérer l’absentéisme ne passe pas par un management culpabilisant de l’absence. Au contraire, il faut essayer de laisser la porte ouverte aux salariés pour les écouter tout en restant ferme sur les absences de confort. 

Lorsqu’un salarié a été longtemps absent, prévoir un entretien de retour permet d’accueillir de nouveau le salarié pour que celui-ci reprenne ses marques.

N’oublions pas non plus l’importance de discuter de la gestion des carrières avec chaque salarié de façon à ce que chacun soit entendu et puisse se projeter dans une évolution de carrière. Verbaliser sa reconnaissance pour le travail accompli est également important.

Favoriser l’esprit d’équipe

Créer des événements regroupant les salariés permet de nouer et de consolider les liens. Entre le petit-déjeuner rituel du lundi matin, l’afterwork ou le sport avec les collègues à la pause déjeuner, il existe de nombreuses possibilités.

Ces moments partagés favorisent le sentiment d’appartenance à une grande « famille ». Les personnels impliqués dans l’équipe se sentiront plus concernés par l’entreprise et limiteront leurs absences sans motif.

Cultiver le bien-être des salariés

La gestion du stress professionnel est l’assurance de salariés plus épanouis. 

Elle peut passer par un dialogue avec le médecin du travail pour mieux comprendre les pressions pesant sur les salariés. 

Un remaniement des process d’organisation interne de l’entreprise est ainsi envisageable : revoir la charge de travail, les délais ou encore les conditions de travail (bruit, etc.).

Mieux gérer la santé au travail des salariés

L’entreprise peut organiser des campagnes de vaccination sur la base du volontariat pour prévenir les infections hivernales.

Pour les maladies chroniques, l’accompagnement et le suivi des salariés en coordination avec le médecin du travail permettent de mieux comprendre leurs besoins et de leur faire bénéficier d’aménagements spécifiques.

Prévoir des aménagements des conditions de travail

Le salarié dont l’entreprise prend en compte ses besoins restera plus longtemps dans une entreprise qui essaie de favoriser son équilibre entre vie privée et vie professionnelle. 

Cela peut passer par des mesures favorisant le télétravail pour les salariés habitant loin de leur lieu de travail, de solutions de garde d’enfants sur le lieu de travail, etc.

Décorations avec des ampoules suspendues

Des mesures plus radicales contre l’absentéisme de confort

Tout salarié qui ne se rend pas à son travail doit justifier son absence auprès de son employeur dans les 48 heures. En l’absence de justificatif, il court le risque d’être sanctionné.

Les sanctions varient selon la volonté de l’employeur, la récurrence des absences ou l’attitude du salarié : 

Avertissement
Mise à pied disciplinaire
☁ Ou encore un licenciement pour faute.

Bien sûr le licenciement doit rester une solution de dernier recours et le dialogue doit être favorisé en laissant une chance au salarié d’expliquer son absence.

D’autres mesures plus contestées peuvent aussi être mises en œuvre pour dissuader les absences de confort :

Les primes d’assiduité visent à récompenser la présence des salariés. Elles sont discutées car elles pénalisent parfois injustement les salariés absents pour de bonnes raisons. Sans parler des effets pervers du présentéisme 
La contre-visite médicale permet de contrôler les motifs de l’absence et dissuade les absences abusives. Elle participe cependant à instaurer un climat de défiance entre salarié et employeur…

Mieux gérer l’absentéisme passe donc avant tout par une meilleure connaissance de vos salariés et des vraies raisons qui les poussent à s’absenter. Une fois les causes identifiées, des solutions simples existent ! 

Si vous avez besoin d’un logiciel RH gérant les absences de vos salariés, contactez Kammi.

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